Je me balade à San Francisco, dans Market Street, et passe devant un centre commercial, un mall, très impressionnant. J’entre et débouche sur un espace énorme avec trois étages de magasins en mezzanine. Toutes les grandes marques sont présentes, c’est la caverne d’Ali Baba du luxe.
Rapidement, une odeur de tarte aux pommes vient chatouiller mes narines… Elle provient probablement d’une « croissanterie » ou d’un restaurant dans le centre commercial. Tel le chien de Pavlov, je me mets à saliver et pars à la recherche de la boutique d’où vient cette odeur suave.
Au rez de chaussée, rien. Je prends l’escalator et monte au premier étage. L’odeur est plus puissante mais de boutique, point. Au deuxième étage, rien encore mais l’odeur se précise et devient plus présente. Je monte au 3ième et dernier étage et là, l’odeur devient insoutenable à mon estomac qui se défend d’une accoutumance aux hamburgers et qui a trouvé là de quoi le calmer. Je remonte littéralement la piste de l’odeur, tel un chien le nez au vent et…
Et j'arrive devant une boutique qui vend des ustensiles de cuisine. C’est là, c'est bien là. Dans le magasin, l’odeur est encore plus aguicheuse. Je me dirige vers une vendeuse qui porte une petite coiffe de soubrette et lui demande une part de tarte. Elle me regarde, étonnée. Je répète en ciselant mon anglais. En fait, elle avait bien compris ; et elle m’explique qu’ils ne vendent pas de gâteaux, mais qu’il s’agit d’un diffuseur d’odeurs (peut-être réglé un peu fort ?). Ah, le marketing vient encore de me frapper !
Déçu, je redescends les 3 étages, avec des gargouillis dans l’estomac.











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